Exercice de prise en charge des blessés de guerre : vers toujours plus de réalisme

Les élèves de 6e année ont participé à leur premier exercice de prise en charge des blessés de guerre en conditions quasi réelles, le 5 avril à l’École de Santé des Armées.

Les aspirants médecin ont été confrontés à leur première scène d’afflux de blessés sur le terrain au cours de trois ateliers. Le scénario de l’exercice prévoyait une intervention par binôme sur cinq blessés suite à une explosion. Ils disposaient de 6 minutes pour évaluer et trier les blessés joués par les élèves de 3e année. Après un débriefing avec les instructeurs, ils enchainaient une intervention au poste médical sur un blessés grave, un mannequin haute-fidélité, souffrant d’une plaie hémorragique. Ils disposaient de 15 minutes pour le prendre en charge, guidé par les instructeurs. Ils devaient maîtriser l’hémorragie et la détresse respiratoire, évaluer les blessures et l’éventuelle hypothermie. Le but :  stabiliser le blessé et le conditionner pour son transport vers la prochaine antenne chirurgicale.


« La difficulté de la médecine de guerre est d’adapter son standard de prise en charge au terrain, loin du confort habituel. Il faut apprendre à faire un tri, à faire les gestes essentiels sur les blessés le plus rapidement, pour apporter les meilleurs soins possible à chaque blessé » expliquait le médecin en chef Aurélien, directeur de l’exercice. Les aspirants médecins ont ainsi exercé pour la première fois sous tente, avec la matériel en dotation en opération extérieure. Ensuite, ils étaient questionné en anglais par un journaliste joué par le professeur de langue.


Cet exercice annuel validait l’ensemble de la formation médico-militaire (1800 heures) dispensée à l’ESA en complément des études universitaires de médecine. « C’est ce pour quoi on s’est engagé, ça permet de se mettre en condition, c’est le point d’orgue de la formation, c’est la médecine qu’on aime faire » a témoigné l’AM Matthieu.

Les élèves gardent une idée positive de cet exercice. En septembre, ils seront internes des hôpitaux militaires et continueront à s’entrainer régulièrement sur des mannequins pour pouvoir agir, un jour, sur un théâtre d’opération. 

©ESA