Intervention du Gouverneur militaire de Lyon à la Collégiale des Référents défense et sécurité de l’Université de Lyon

Mardi 6 mars 2017, le Général de corps d’armée Pierre Chavancy, Gouverneur militaire de Lyon, était invité à intervenir sur les engagements militaires en France et à l’étranger, lors de la table ronde de la Collégiale des Référents défense et sécurité de l’Université de Lyon.

Cette table ronde, sous le patronage du Président de la Collégiale, Khaled Bouabdallah, était organisée sur le thème des radicalisations. Au programme, 3 heures d’échanges avec plusieurs intervenants, dont le Général Chavancy, venu pour parler des interventions militaires en métropole et à l’étranger.

Avant de laisser la parole au Général, le professeur Lamboley (Lyon 2) en a profité pour rappeler que la mission des armées était « de combattre des gens radicalement dangereux » et ce, sur tous les théâtres d’opérations, « des montagnes d’Afghanistan aux plaines de la région Auvergne Rhône-Alpes ».

« Les soldats qui sont dans les rues, ce ne sont pas les miens, ce sont les vôtres. »

Le général Chavancy a commencé par rappeler que l’engagement des forces armées au Mali et en Irak relève de ce qu’il faut désormais voir comme une défense de l’avant. Avec la protection du territoire, cette « défense de l’avant » est le pendant d’une même et unique volonté : protéger la France et les français.

En effet, face à une violence barbare qui fait de la violence non plus un moyen, mais une finalité, les armées sont aujourd’hui engagées sur tous les fronts. Face à ce continuum de la menace, il y a un continuum de la réponse : ce sont les mêmes soldats qui patrouillent sur la place Bellecour ou au Mali.

Le Général Chavancy a notamment insisté sur le fait que l’efficacité opérationnelle de nos soldats tient tant à la qualité de leurs entrainements, qu’à la qualité de leur encadrement.

« Le vrai champ de bataille, c’est l’éducation à la citoyenneté. »

Enfin, le Gouverneur militaire de Lyon a insisté sur le fait que le principal ennemi est l’ignorance – terreau de la barbarie. « Pour pallier l’ignorance, rien de mieux que la culture et nos valeurs », a-t-il souligné, concluant que « le vrai champ de bataille, c’est l’éducation à la citoyenneté ».

Comme l’écrivait le Général Jean-Pierre Bosser, Chef d’État-major de l’armée de Terre, il faut « combattre là-bas pour nos valeurs, vaincre ici par nos valeurs ».

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